Eco-innovation. Trouver des investisseurs privés
19 Nov. 2007
Banques alternatives, business angels « verts », capital-risque… Quelques pistes pour rassembler les fonds nécessaires à votre projet.
Haute valeur capitalistique et retour sur investissement à long terme sont deux des handicaps qui caractérisent bien souvent les projets dits ‘’clean-tech’’ (nouvelles technologies axées sur l’efficacité énergétique et la production d’énergie propre). Les sociétés de capital-risque préfèrent généralement participer à de gros investissements sur des projets peu risqués. Alors où trouver les business angels ‘’écolos’’ ?
Deux membres de l’équipe de Paris Business Angel travaille à l’heure actuelle à la mise en place d’un réseau national de business angels spécialisés « clean-tech ». Ce dernier serait destiné à orienter les entrepreneurs vers des investisseurs potentiels. Mais, en attendant ce nouvel acteur, il existe déjà quelques aides pour les éco-entrepreneurs.
On peut d'abord citer les Eco Business Angels, qui n’ont pas vocation à apporter des fonds, mais à l’accompagnement et au conseil des entrepreneurs qu’ils soutiennent (partage d’expérience, mise à disposition d’un carnet d’adresses) www.ecobusinessangels.com
Quelques fonds spécialisés environnement ont vu le jour tels que Emertec Gestion, via son fonds Emertec Energie Environnement qui intervient dès l’amorçage). Autre acteur, Oddo Private Equity avec son FCPI Générations futures qui a déjà investit dans un certain nombre d’éco-projets dont des sociétés de traitement du bois, dans des centrales de production de biogaz ou encore dans un procédé d’optimisation de la combustion des chaudières.
Les Fonds Généralistes s’intéressent désormais également à l’éco-innovation, à l’instar de XAnge Private Equity qui a engagé une véritable politique dans ce sens et qui intervient pour des investissements entre 500 000 et 3 millions d’euros lors de 1ers ou 2nds tours de table.
Enfin, la banque alternative NEF, société coopérative de finances solidaires, est investit l’argent de ses épargnants dans des projets qui ont ‘’le souci de l’homme et de l’environnement’’.
Les aides publiques constituent, quant à elles, d’intéressants coups de pouce pour démarrer. OSEO, propose des avances remboursables dont les montants moyens se situent entre 150 000 et 300 000 euros dans le secteur environnement et de 500 000 à 2 millions d’euros dans l’énergie.
L’ADEME, consacre chaque année 40 à 50 % de son budget dans la mise au point d’éco-technologies.
Pour finir, les aides régionales peuvent parfois aider au démarrage d’activités apportant une solution à un problème local ou bien ayant un impact sur l’emploi.


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