La nouvelle bande dessinée historique sur Bellegarde sera dévoilée au prochain festival ‘’BD dans l’Ain’’, les 28 et 29 novembre prochains à Bellegarde.
La nouvelle bande dessinée retraçant l’histoire de Bellegarde du Moyen-âge à nos jours, sera composée de quarante-six planches.
Les dessins ont été réalisé avec le coloriste Mel et le fils d’Achdé, dessinateur de Lucky Luke depuis 2004. Dessinés à l’encre, les croquis sont quant à eux, mis en couleur par infographie.
L’ouvrage est une véritable odyssée en dix chapitres, de 1250 jusqu’à l’époque contemporaine. D’un style ligne claire avec un graphisme sobre à la Hergé, la bande dessinée se situe dans la lignée de la série Blake et Mortimer.
Le voyage commence à Musinens vers 1250 avec un éclairage sur le château, l’église-hôpital fondée par l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de Jérusalem. Les faits historiques marquants locaux et nationaux telles que les guerres médiévales ou encore la signature du traité de Paris en 1355 sont bien représentés au fils des pages et illustrées par les monuments ou lieux bien connus de Bellegarde. Si le château de Musinens occupe une place centrale dans l’œuvre, le Sorgia et les pertes de la Valserine apparaissent, quant à eux, sous un angle inédit.
Ainsi, on y voit, au XVIe siècle, les Châtillon, devenir seigneurs de Musinens au service des ducs de Savoie. Au XVIIe siècle, Musinens devient français, un pont est construit sur la Valserine. Ce dernier portera successivement le nom de deux amis d’Henri IV : Lavardin et Bellegarde.
En 1747, Louis XV décide de la construction de nouvelles routes. L’une d’entre elles, reliant Lyon à Genève, dessert le pont de Bellegarde. La rive gauche de la Valserine est toujours terre étrangère.
1790 voit la création de la commune de Musinens qui comprend le hameau de Bellegarde. Le début de l’époque contemporaine est marqué par la construction de la ligne de chemin de fer Lyon-Genève.
Bellegarde prend peu à peu son essor avec des travaux importants de 1853 à 1858 : grande esplanade de la gare, viaduc en pierre, percement du tunnel du Credo.
Un grand incendie au début du XXe siècle est également mentionné, sans oublier bien sûr les deux guerres qui sont elles aussi, largement illustrées.
L’ouvrage, qui a été réalisé pour un budget total de 35 000 euros, constitue un excellent outil de communication pour la ville, qui compte bien en distribuer un exemplaire à tous les nouveaux arrivants.