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Succès grandissant pour les dispositifs anti-crise de la Région Rhône-Alpes
Publiée le 20/08/2009
La région Rhône-Alpes a voté deux plans anticrise auxquels elle a alloué au titre de son budget 2009 une enveloppe globale d'engagements de 131 millions d'euros - 92,5 millions ciblés sur les équipements et 38,5 millions affectés à des aides directes aux entreprises. Le conseil régional s'est doté depuis les années 1970 d'une large panoplie d'outils que l'exécutif de Jean-Jack Queyranne a renforcée face au coup de grisou subi par l'économie. Il en va ainsi pour les trois fonds de garantie régionaux désormais en mesure de couvrir 120 millions de prêts bancaires. Le plus astucieux, semble-t-il, le Frera (Fonds régional pour l'emploi en Rhône-Alpes) vole au secours des PME et TPE ayant des difficultés à obtenir des prêts pour financer des investissements matériels, immatériels et crédits de trésorerie qui doivent générer des embauches. Dans un contexte où les banques se montrent très prudentes, ce fonds connaît un succès grandissant. « De 5 à 10 entreprises supplémentaires en bénéficient chaque mois. Au début, les demandes étaient analysées au sein de comités bimensuels. Mais désormais les dossiers sont étudiés en continu car la région a accru sa souplesse dans ce type de décisions », reconnaît Pierre Villefranque, directeur d'Oséo Rhône-Alpes. La banque publique est évidemment partenaire du Frera dont le montant unitaire des emprunts cogarantis a été relevé à 400.000, voire 600.000 euros, contre 200.000 à l'origine. Selon la dernière mise à jour, à mi-mai, une cinquantaine d'entreprises, totalisant plus d'un millier d'emplois, y avaient déjà eu recours et depuis le rythme s'est accéléré. Autre mesure plébiscitée, le FRAU (Fonds régional d'action d'urgence) ayant pour but d'accompagner les dirigeants et partenaires sociaux des entreprises confrontées à une situation de retournement brutal. Des consultants mandatés par la région effectuent alors des audits pour les aider à opérer le plus rapidement possible un repositionnement ou trouver des solutions alternatives aux licenciements. A mi-mai, près de 170 entreprises (représentant 2.027 employés) en avaient profité. Par ailleurs, plus que jamais, le programme régional collectif destiné à aider les entreprises de sous-traitance à s'adapter aux évolutions des marchés montre sa pertinence dans cette région qui concentre 20 % des effectifs nationaux en la matière. Cette action dont le contenu a été un peu réorienté cible 3.000 entreprises d'ici à 2010 et le conseil régional, qui la cosubventionne avec l'Etat, lui a affecté 13 millions d'euros sur trois ans. Source : Les Echos |
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