Châtillon-en-Michaille : Pierre Blanche prend du volume

Châtillon-en-Michaille consolide sa position de pôle de développement commercial dans la communauté de communes de Bellegarde-sur-Valserine. La zone de Pierre Blanche 1 se remplit à un rythme accéléré. Le complexe Intermarché, Vêtimarché, Bricomarché a l’intention de s’agrandir. Joupi vient de s’installer dans l’ancien bâtiment de Vêtimarché. L’ex-surface d’Intermarché va accueillir l’enseigne Gifi (tout pour la maison). Quant à l’ex-Bricomarché, il devrait être réinvesti par un magasin de meubles, électroménager, hi fi et vidéo. L’enseigne Gamm Vert doit déménager son actuelle surface de vente sur la zone, à côté du McDo, où elle implantera une nouvelle jardinerie, de 1.400 m2, tout en développant un nouveau concept de magasin.

Le succès de la zone de Pierre Blanche 1 a conduit les élus locaux, fréquemment sollicités par les investisseurs, à se pencher sur l’extension de la capacité d’accueil. La modification du Plan local d’urbanisme a permis la création de Pierre Blanche 2, dans le prolongement de McDo, de l’autre côté de la route nationale 84. Des tractations ont, d’ores et déjà, été engagées avec des investisseurs pour la vente, au total, en première phase, de 2.900 m2 de terrains. Une seconde phase pourrait suivre, dans le futur, susceptible de doubler la capacité d’accueil de la zone.

En misant sur le développement commercial, la commune de Châtillon-en-Michaille (si la compétence économique générale est du ressort de l’intercommunalité, le développement commercial reste sous la responsabilité directe des communes) entend apporter “sa pierre” à la constitution d’un pôle suffisamment attractif pour freiner l’évasion de la clientèle (notamment vers la Haute-Savoie) et la conserver sur place. “En gardant les gens sur le territoire de la communauté de communes”, explique Patrick Perréard, maire de Châtillon-en-Michaille, “nous avons la ferme conviction que tout le monde, y compris les restaurateurs et les commerces du centre-ville, vont en profiter pour travailler. La zone se situe dans la complémentarité, par rapport au commerce traditionnel, plutôt que dans la concurrence.”

Le développement commercial est également intéressant du point de vue de la fiscalité, à la fois dans l’optique d’une modération de la ponction opérée sur les contribuables et dans celle du financement de l’expansion économique. “Le développement nourrit le développement”. Les opérateurs de la zone sont des investisseurs privés : la commune est là pour jouer “un rôle de facilitation et convaincre les propriétaires de céder leurs terrains.” “Beaucoup l’ont compris”, conclut Patrick Perréard : “Il s’agit d’un projet d’intérêt général et de l’intérêt de tout le bassin.”